En tant qu’éditeur, j’ai pris le temps de m’asseoir avec Henri Alleg et de discuter de sa vie de militant communiste exemplaire. Le but étant de faire un livre, publié audemeurant en 2002: "Retour sur "La Question" Anedocte non signalée dans le livre: Voilà qu'Henri me raconte : « Quand j’étais Redacteur en chef d’Alger Républicain, journal qui luttait pour l’indépendance de l’Algérie, un homme se présente pour venir saluer la rédaction : c’est le Che » En effet, en 1965, le Che est à Alger, il y prononce d’ailleurs un fameux discours. Et voilà qu’il prend le temps de se rendre dans la rédaction de ce journal proche de ses idées pour y saluer ses camarades. Des ouvriers curieux quittent les rotatives du journal pour venir saluer le célèbre révolutionnaire. Un d’entre eux présente une photo pour que Guevara la dédicace. Le Che refuse : « Je ne suis pas Marilyn Monroe » C’est un sentiment étrange de parler avec un homme qui a côtoyé, même très peu, une des icônes du Xxème siècle. Cela vient du fait que je suis moi-même influencé par cette stupidité de voir en Che une icône. Henri sait lui que Guevara était un homme et pas une image bien léchée de « révolutionnaire romantique » Et moi, je l’apprends en l’écoutant et en faisant ce livre avec lui. Car le défi laissé par le projet politique du Che est toujours d’actualité : Etre comme lui, un homme qui lutte pour que tout homme ait la dignité d’être un être humain. Simplement.