samedi 30 juin 2007
du blues tout relatif d'être éditeur
Par Gilles Martin, samedi 30 juin 2007 à 00:06 :: General
Le ciel s'obscurcit dans le ciel d'Aden ? Et pourtant...
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samedi 30 juin 2007
Par Gilles Martin, samedi 30 juin 2007 à 00:06 :: General
Le ciel s'obscurcit dans le ciel d'Aden ? Et pourtant...
mercredi 27 juin 2007
Par Gilles Martin, mercredi 27 juin 2007 à 18:03 :: General
Voilà qu'on me demande d'écrire un billet sur le Che dans le cadre d'une expo qui se prépare à Bruxelles Et me revient alors l'idée de parler de l'homme que je connais qui a connu le Che... Entre le Che et moi, il y a lui. Et c'est pas n'importe quoi.
Par Gilles Martin, mercredi 27 juin 2007 à 15:24 :: General
Pas facile d'être un auteur des Editions Aden, Nico Hirtt, auteur de "Déchiffrer le monde", m'écrit inquiet de ne pas voir d'articles dans la presse au sujet de son livre. La tentation est grande d'associer visibilté dans la presse et succès d'estime du livre. C'est une erreur. Tentative de réponse
mardi 26 juin 2007
Par Gilles Martin, mardi 26 juin 2007 à 22:17 :: General
A propos de la préface aux œuvres complètes de François Rabelais Voilà que je sors de ma bibliothèque ce volume de la Pléiade des Oeuvres complètes de François Rabelais (1955). L’objectif est limpide : lire Rabelais, s’imprégner comme de quelques gouttes d’eau, de son humanisme. Echec. L’édition n’est pas moderne et Rabelais est illisible. Ou alors sous la torture. Je me rabats sur la préface de Jacques Boulenger. C’est délicieux. Rabelais, dans sa jeunesse était l’ami de Pierre Amy. Ce dernier était en relations avec le.célèbre Helléniste Guillaume Budée. Rabelais, par le moyen de son confrère, entre en correspondance avec ce haut personnage. Amy rédigea une préface à une réponse à un traité qui dégradait l’image de la femme, la faisant « être inférieurs à tous égards » aux hommes. Amy réagit en préfaçant le texte « passionnément féministe » de Amaury Bouchard. Querelles politiques d’une étonnante actualité. Rabelais, dans son « Tiers Livre » ne sera pas forcément le plus sympathique à la cause des femmes. Le texte précise que Gargantua et Pantagruel furent des succès populaire car les premiers dans la littérature française à utiliser une langue populaire et un ton oral. Dans ces livres, Rabelais ne « pouvait s’empêcher d’être lui-même : un homme passionné par la vie, c’est-à-dire par les « idées » autant que par les humains.
mercredi 13 juin 2007
Par Gilles Martin, mercredi 13 juin 2007 à 23:48 :: Cinéma
Vu ce 9 juillet " V pour Vendeta" Pas le temps d'être séduit. Pris peut-être à la gorge par le rythme effrené du film. V pour Vendeta est décevant parce qu'il tape dans la catégorie des sous-Matrix, normal puisque réalisé par ses auteurs. Le film se veut engagé mais donne dans le délire anar de droite. La rédemption vient d'un super-héros plus proche de l'aristo que du militant politique classique. Le film est un erzatz des thèses d'Orwell, mine de rien. Sauf que les gentils gagnent. On apprécie le fait que les médias, le pouvoir, l'économie et les intérêts financiers, sans oublier le complexe pharmaceutique semblent être de mèche pour imposer une belle dictature à l'anglaise. C'est joli de préciser qu'elle est de type capitaliste, cette dictature que V combat. Et voilà: on se sent conforté dans nos analyses mais à part ça ? La BD qui a inspiré le film prend ses racines dans l'ère Thatcher, ici les racines semblent tourner dans le vide. On n'y croit pas vraiment à cette dictature et finalement, le film non plus, on arrive pas trop à y croire. Dommage. Intérêt politique : 2/5 Intérêt historique : 0/5 Intérêt esthétique : 2/5 Scénario : 2/5

samedi 2 juin 2007
Par Gilles Martin, samedi 2 juin 2007 à 00:17 :: General
Vu ce 1er juin, "The Day After" Ce film réalisé pour la télé américaine par Nicholas Meyer étonne par ses contrastes. Deux heures parfaitement symétrique. La première partie: longue et chiante. Mais quelques éléments se mettent en place: on sent la guerre froide ( le film se déroule en 1983, date de sa sortie) sombrer dans la guerre chaude, voir bouillante. Le film montre la vie quotidienne d'américains moyens à Kansas City dans leur banalité et c'est en voix off par la radio et la télé qu'on sent la guerre nucléaire se déclencher étape après étape. Le film aurait pu être beaucoup plus court. Quelques scènes très fortes déjà: deux soeurs se chamaillent alors qu'on entend la radio annoncer le début des hostilités qui vont mener à l'apocalypse nucléaire. Une belle façon de souligner que pris dans nos vies quotidiennes, notre sort nous échappe complétement et en ceci y compris politiquement et historiquement. Glacial. Au milieu du film se produit une attaque nucléaire massive sur les USA, malgré quelques maladresses techniques, j'ai été saisi par un mélange subjugué d'effroi et de beauté esthétique ( sic !) face aux images. C'est d'une force. Il y a là 10 minutes d'anthologie qui arrive presque à la cheville de "La Bombe" de Watkins Ce qui frappe c'est l'usage assez réussi des champignons atomiques qui jettés dans le cadre du paysage américain donne à réfléchir. La deuxième partie est assez gnangnante également: on voit, en gros quasiment les gens mourir sous des tonnes de gravas et de maquillages grotesques. Ca fait parfois penser à la série "V" navet de chez navet. Mais on se retrouve séduit par le pacifisme redoutable de ce film qui fit flipper des centaines de milliers d'américains. D'abord, pas d'antisoviétisme excessif, à vrai dire il est quasi nul alors que, merde, les "rouges" viennent de rayer de la carte les USA. On est même surpris de sentir que la population américaine irradiée jusqu'à la moëlle a tendance renvoyer le président des Etats-Unis et l'URSS dos à dos. Pas de méchants, pas gentils, juste les gens vicitmes de logique de pouvoir et d'hégémonie qui les dépassent. Ce qui se rend ce film difficilement patriotique. On ne va pas se plaindre. A voir en s'armant...de patience.
vendredi 1 juin 2007
Par Gilles Martin, vendredi 1 juin 2007 à 23:58 :: Cinéma
Viva Zapata de Elia Kazan. Vu ce film le 29 mai 2007 Film splendide ! On est étonné par l’acuité politique du film. Brando y est impeccable et y on découvre quelques scènes d’anthologie. En particulier les derniers discours de Zapata avant de mourir « Un peuple fort n’a pas besoin d’un homme fort ! » On est droit d’être surpris par les accents plutôt libertaires du film ! A l’époque (1953), on s’attendait plus à une influence marxisante sur ce type de film. Kazan ne fait que rendre hommage à Zapata puisqu’on peut lire sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Emiliano_Zapata l’extrait suivant: « Zapata était en partie influencé par un anarchiste métis originaire de l'Etat d'Oaxaca comme Porfirio Diaz Ricardo Flores Magón. On peut trouver des traces de cette inspiration dans le plan zapatiste de Ayala ou de façon plus évidente dans le slogan zapatiste : « Tierra y libertad » (terre et liberté), ce qui était le titre du plus célèbre des ouvrages de Magón. La rencontre de Zapata avec l'anarchisme se fit par l'intermédiaire d'un instituteur, Otilio Montaño, qui présenta à Zapata le travail de Pierre Kropotkine et Flores Magón à l'époque où Zapata commençait à participer au combat des paysans pour leurs terres. C’est sans doute le scénariste qui n’est autre que Steinbeck lui-même qui amène cette finesse au film. Entre autres thèmes politiques, on sent la volonté de souligner le danger presque inévitable de corruption et de trahison qui guette tout homme animé d’un idéal. Seul Zapata résiste et semble incorruptible. Ce qui lui vaut d’être perçu comme « inhumain » à un moment du film par certains ( la réplique « tu n’es pas un homme » ) La métaphore du cheval blanc accentue cette image qui tente de forcer le trait de lapureté de l’homme et de son inhumanité à force d’être trop humain…une vision doucement pessimiste peut se dégager de ce type de propos. D’un point de vue esthétique, on sent poindre des références cinématographiques à Eisenstein et à son « Viva Mexico » Le film est parfois confus quant au raccourci qu’il commet pour mettre en près de deux heures la vie du révolutionnaire. On lui pardonne parce que finalement il brosse un beau portrait de Zapata bien qu’il pêche parfois par romantisme et joue sur le côté beau gosse ténébreux incarné par Brando.
Intérêt politique : 5/5 Intérêt historique : 5/5 Intérêt esthétique : 4/5 Scénario : 3/5