Le blog de Gilles Martin

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jeudi 20 décembre 2007

Notre maison est en feu

Notes de lecture du livre "Comment les riches détruisent la planète"

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dimanche 9 décembre 2007

avalanche de manuscrits

la mémoire d'une aventure éditoriale

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samedi 8 décembre 2007

Après-midi postmoderne

Drôle d'après-midi à la librairie ce samedi: présentation de la maison d'édition Le clou dans le fer en présence de quelques poètes. Pour le dire franchement, j'ai passé avec eux quelques heures parfaitement postmoderne. Comprenne qui voudra. Il faudra quand même, à un moment ou à un autre mettre l'énérgie du désespoir dans une critique radicale de ce courant idéologique qui dégrade les notres. PLus précisement quand la droite est réaliste et diablement efficace, nous voilà postmoderne. C'est-à-dire des sceptiques radicaux saupoudrés de cynisme dans le pire des cas. J'ai pris sous mon bras le livre de Jameson sur la question et le livre de Sokal avec la délicieuse préface de Bricmont ( Pseudosciences et postmodernisme) Bientôt des commentaires et mes notes de lecture sur ce blog.

lundi 3 décembre 2007

Poutine ou Kasparov

A l’occasion des élections législatives russes de ce jour, on remarque une propagande que j’aurais voulu croire d’un autre âge… Dans Le Monde du 30 novembre, on regrette la conception rétrograde en matière de relations internationales de Poutine : « L'élargissement de l'Union européenne et a fortiori celui de l'OTAN ne sont pas conçus à Moscou comme un agrandissement de l'aire démocratique sur le Vieux Continent, mais comme une tentative d'encerclement. » Je rêve: présenter l'élargissement de l'OTAN comme un progrès démocratique, c'est un peu fort non ? En définitive, il est une fois encore accablant de constater que la presse occidentale se couche devant les intérêts américains. Ils vont même jusqu’à construire un chef d’opposition à Poutine construit sur mesure à Washington… Voici un texte que j’ai reçu de Jean-Marie Chauvier. La bio de l’ancien champion d’échecs en dit long.

Qui est Kasparov ?

Kasparov, qui possède la double nationalité russe et américaine, a demandé que la Russie soit exclue du G-8, lors du forum fondateur de « l’Autre Russie », l’été 2006, dont les organisateurs ont bien spécifié qu’ils étaient soutenus (financés) par la fondation officielle américaine « National Endowment for Democracy » (NED) Une demande semblable avait déjà été faite par Richard Perle et les sénateurs néoconservateurs Jon McCain et Joseph Lieberman. Le 2 décembre 2006, Kasparov publiait dans le Wall Street Journal un article intitulé «Chessboard Endgame: obsessed with Iraq, we’ve lors sight of the rest of the world» «We» fait référence aux Etats-Unis.. Il y demandait une politique plus dure à l’égard de la Russie et, à propos de l’Irak, il écrivait: «However, if you attack Iraq, the potential to go after Iran and Syria must also be on the table.» C’est là la propagande belliciste que font entendre également Richard Perle, Michael Ledeen, William Kristol ou Frank Gaffney.
 Kasparov est lié aux néoconservateurs non seulement par ses idées mais également institutionnellement. Il est membre du National Security Advisory Council (NSAC) du think tank militariste Center for Security Policy (CSP) dirigé par Frank Gaffney, protégé de Richard Perle. Parmi les autres membres du NSAC figurent des intellectuels néoconservateurs, d’anciens fonctionnaires du gouvernement, des généraux et amiraux à la retraite (la plupart d’entre eux étant probablement liés au complexe militaro-industriel par des contrats de conseillers) et des représentants de l’industrie de l’armement. Les présidents d’honneur du Conseil sont le sénateur républicain Jon Kyl (proche de la droite chrétienne) et James Woolsey (président, de 2002 à 2005, du conseil d’administration de l’«organisation de défense des droits de l’homme» Freedom House, vice-président du cabinet de conseil en stratégie Booz Allen Hamilton un des plus importants mandataires du gouvernement, et chef de la CIA de 1993 à 1995).

dimanche 1 juillet 2007

Big Brother pas à pas.

Et si on nous imposait une puce éléctronique en permanence histoire de suivre à la trace et de repérer l'ensemble de nos mouvements, la plupart s'y opposerait. Or, cette puce existe et elle nous colle presque à la peau, c'est la puce qui est au coeur de notre gsm

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samedi 30 juin 2007

du blues tout relatif d'être éditeur

Le ciel s'obscurcit dans le ciel d'Aden ? Et pourtant...

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mercredi 27 juin 2007

Alleg, le Che et moi.

Voilà qu'on me demande d'écrire un billet sur le Che dans le cadre d'une expo qui se prépare à Bruxelles Et me revient alors l'idée de parler de l'homme que je connais qui a connu le Che... Entre le Che et moi, il y a lui. Et c'est pas n'importe quoi.

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Réponse à Nico Hirtt

Pas facile d'être un auteur des Editions Aden, Nico Hirtt, auteur de "Déchiffrer le monde", m'écrit inquiet de ne pas voir d'articles dans la presse au sujet de son livre. La tentation est grande d'associer visibilté dans la presse et succès d'estime du livre. C'est une erreur. Tentative de réponse

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mardi 26 juin 2007

A propos de la préface aux œuvres complètes de François Rabelais

A propos de la préface aux œuvres complètes de François Rabelais Voilà que je sors de ma bibliothèque ce volume de la Pléiade des Oeuvres complètes de François Rabelais (1955). L’objectif est limpide : lire Rabelais, s’imprégner comme de quelques gouttes d’eau, de son humanisme. Echec. L’édition n’est pas moderne et Rabelais est illisible. Ou alors sous la torture. Je me rabats sur la préface de Jacques Boulenger. C’est délicieux. Rabelais, dans sa jeunesse était l’ami de Pierre Amy. Ce dernier était en relations avec le.célèbre Helléniste Guillaume Budée. Rabelais, par le moyen de son confrère, entre en correspondance avec ce haut personnage. Amy rédigea une préface à une réponse à un traité qui dégradait l’image de la femme, la faisant « être inférieurs à tous égards » aux hommes. Amy réagit en préfaçant le texte « passionnément féministe » de Amaury Bouchard. Querelles politiques d’une étonnante actualité. Rabelais, dans son « Tiers Livre » ne sera pas forcément le plus sympathique à la cause des femmes. Le texte précise que Gargantua et Pantagruel furent des succès populaire car les premiers dans la littérature française à utiliser une langue populaire et un ton oral. Dans ces livres, Rabelais ne « pouvait s’empêcher d’être lui-même : un homme passionné par la vie, c’est-à-dire par les « idées » autant que par les humains.

mercredi 13 juin 2007

V pour Vendeta

Vu ce 9 juillet " V pour Vendeta" Pas le temps d'être séduit. Pris peut-être à la gorge par le rythme effrené du film. V pour Vendeta est décevant parce qu'il tape dans la catégorie des sous-Matrix, normal puisque réalisé par ses auteurs. Le film se veut engagé mais donne dans le délire anar de droite. La rédemption vient d'un super-héros plus proche de l'aristo que du militant politique classique. Le film est un erzatz des thèses d'Orwell, mine de rien. Sauf que les gentils gagnent. On apprécie le fait que les médias, le pouvoir, l'économie et les intérêts financiers, sans oublier le complexe pharmaceutique semblent être de mèche pour imposer une belle dictature à l'anglaise. C'est joli de préciser qu'elle est de type capitaliste, cette dictature que V combat. Et voilà: on se sent conforté dans nos analyses mais à part ça ? La BD qui a inspiré le film prend ses racines dans l'ère Thatcher, ici les racines semblent tourner dans le vide. On n'y croit pas vraiment à cette dictature et finalement, le film non plus, on arrive pas trop à y croire. Dommage. Intérêt politique : 2/5 Intérêt historique : 0/5 Intérêt esthétique : 2/5 Scénario : 2/5

samedi 2 juin 2007

The Day after

Vu ce 1er juin, "The Day After" Ce film réalisé pour la télé américaine par Nicholas Meyer étonne par ses contrastes. Deux heures parfaitement symétrique. La première partie: longue et chiante. Mais quelques éléments se mettent en place: on sent la guerre froide ( le film se déroule en 1983, date de sa sortie) sombrer dans la guerre chaude, voir bouillante. Le film montre la vie quotidienne d'américains moyens à Kansas City dans leur banalité et c'est en voix off par la radio et la télé qu'on sent la guerre nucléaire se déclencher étape après étape. Le film aurait pu être beaucoup plus court. Quelques scènes très fortes déjà: deux soeurs se chamaillent alors qu'on entend la radio annoncer le début des hostilités qui vont mener à l'apocalypse nucléaire. Une belle façon de souligner que pris dans nos vies quotidiennes, notre sort nous échappe complétement et en ceci y compris politiquement et historiquement. Glacial. Au milieu du film se produit une attaque nucléaire massive sur les USA, malgré quelques maladresses techniques, j'ai été saisi par un mélange subjugué d'effroi et de beauté esthétique ( sic !) face aux images. C'est d'une force. Il y a là 10 minutes d'anthologie qui arrive presque à la cheville de "La Bombe" de Watkins Ce qui frappe c'est l'usage assez réussi des champignons atomiques qui jettés dans le cadre du paysage américain donne à réfléchir. La deuxième partie est assez gnangnante également: on voit, en gros quasiment les gens mourir sous des tonnes de gravas et de maquillages grotesques. Ca fait parfois penser à la série "V" navet de chez navet. Mais on se retrouve séduit par le pacifisme redoutable de ce film qui fit flipper des centaines de milliers d'américains. D'abord, pas d'antisoviétisme excessif, à vrai dire il est quasi nul alors que, merde, les "rouges" viennent de rayer de la carte les USA. On est même surpris de sentir que la population américaine irradiée jusqu'à la moëlle a tendance renvoyer le président des Etats-Unis et l'URSS dos à dos. Pas de méchants, pas gentils, juste les gens vicitmes de logique de pouvoir et d'hégémonie qui les dépassent. Ce qui se rend ce film difficilement patriotique. On ne va pas se plaindre. A voir en s'armant...de patience.

vendredi 1 juin 2007

Viva Zapata

Viva Zapata de Elia Kazan. Vu ce film le 29 mai 2007 Film splendide ! On est étonné par l’acuité politique du film. Brando y est impeccable et y on découvre quelques scènes d’anthologie. En particulier les derniers discours de Zapata avant de mourir « Un peuple fort n’a pas besoin d’un homme fort ! » On est droit d’être surpris par les accents plutôt libertaires du film ! A l’époque (1953), on s’attendait plus à une influence marxisante sur ce type de film. Kazan ne fait que rendre hommage à Zapata puisqu’on peut lire sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Emiliano_Zapata l’extrait suivant: « Zapata était en partie influencé par un anarchiste métis originaire de l'Etat d'Oaxaca comme Porfirio Diaz Ricardo Flores Magón. On peut trouver des traces de cette inspiration dans le plan zapatiste de Ayala ou de façon plus évidente dans le slogan zapatiste : « Tierra y libertad » (terre et liberté), ce qui était le titre du plus célèbre des ouvrages de Magón. La rencontre de Zapata avec l'anarchisme se fit par l'intermédiaire d'un instituteur, Otilio Montaño, qui présenta à Zapata le travail de Pierre Kropotkine et Flores Magón à l'époque où Zapata commençait à participer au combat des paysans pour leurs terres. C’est sans doute le scénariste qui n’est autre que Steinbeck lui-même qui amène cette finesse au film. Entre autres thèmes politiques, on sent la volonté de souligner le danger presque inévitable de corruption et de trahison qui guette tout homme animé d’un idéal. Seul Zapata résiste et semble incorruptible. Ce qui lui vaut d’être perçu comme « inhumain » à un moment du film par certains ( la réplique « tu n’es pas un homme » ) La métaphore du cheval blanc accentue cette image qui tente de forcer le trait de lapureté de l’homme et de son inhumanité à force d’être trop humain…une vision doucement pessimiste peut se dégager de ce type de propos. D’un point de vue esthétique, on sent poindre des références cinématographiques à Eisenstein et à son « Viva Mexico » Le film est parfois confus quant au raccourci qu’il commet pour mettre en près de deux heures la vie du révolutionnaire. On lui pardonne parce que finalement il brosse un beau portrait de Zapata bien qu’il pêche parfois par romantisme et joue sur le côté beau gosse ténébreux incarné par Brando.

Intérêt politique : 5/5 Intérêt historique : 5/5 Intérêt esthétique : 4/5 Scénario : 3/5

jeudi 31 mai 2007

Viva Zapata

Viva Zapata de Elia Kazan. Vu ce film le 29 mai 2007 Film splendide ! On est étonné par l’acuité politique du film. Brando y est impeccable et y on découvre quelques scènes d’anthologie. En particulier les derniers discours de Zapata avant de mourir « Un peuple fort n’a pas besoin d’un homme fort ! » On est droit d’être surpris par les accents plutôt libertaires du film ! A l’époque (1953), on s’attendait plus à une influence marxisante sur ce type de film. Kazan ne fait que rendre hommage à Zapata puisqu’on peut lire sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Emiliano_Zapata l’extrait suivant: « Zapata était en partie influencé par un anarchiste métis originaire de l'Etat d'Oaxaca comme Porfirio Diaz Ricardo Flores Magón. On peut trouver des traces de cette inspiration dans le plan zapatiste de Ayala ou de façon plus évidente dans le slogan zapatiste : « Tierra y libertad » (terre et liberté), ce qui était le titre du plus célèbre des ouvrages de Magón. La rencontre de Zapata avec l'anarchisme se fit par l'intermédiaire d'un instituteur, Otilio Montaño, qui présenta à Zapata le travail de Pierre Kropotkine et Flores Magón à l'époque où Zapata commençait à participer au combat des paysans pour leurs terres. C’est sans doute le scénariste qui n’est autre que Steinbeck lui-même qui amène cette finesse au film. Entre autres thèmes politiques, on sent la volonté de souligner le danger presque inévitable de corruption et de trahison qui guette tout homme animé d’un idéal. Seul Zapata résiste et semble incorruptible. Ce qui lui vaut d’être perçu comme « inhumain » à un moment du film par certains ( la réplique « tu n’es pas un homme » ) La métaphore du cheval blanc accentue cette image qui tente de forcer le trait de lapureté de l’homme et de son inhumanité à force d’être trop humain…une vision doucement pessimiste peut se dégager de ce type de propos. D’un point de vue esthétique, on sent poindre des références cinématographiques à Eisenstein et à son « Viva Mexico » Le film est parfois confus quant au raccourci qu’il commet pour mettre en près de deux heures la vie du révolutionnaire. On lui pardonne parce que finalement il brosse un beau portrait de Zapata bien qu’il pêche parfois par romantisme et joue sur le côté beau gosse ténébreux incarné par Brando. Intérêt politique : 5/5 Intérêt historique : 5/5 Intérêt esthétique : 4/5 Scénario : 3/5

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Ce blog a pour unique but de commenter ce qui me passe à travers les yeux: films, articles de journaux, livres, faits et autres. Ambition simple: donner libre cours à ma vision du monde dans toutes ses contradictions.